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Gencives, tartre et parodontite : pourquoi consulter ?

Des gencives qui saignent, gonflent ou deviennent douloureuses ne sont pas à banaliser. Elles peuvent signaler une inflammation à évaluer, parfois avant même qu'une dent fasse mal.

Gingivite et parodontite

La gingivite touche la gencive. La parodontite concerne plus largement les tissus qui soutiennent les dents. L'enjeu n'est pas seulement terminologique : lorsque l'atteinte progresse, le support de la dent peut être fragilisé. Le diagnostic et le traitement relèvent du chirurgien-dentiste, car l'examen clinique permet d'évaluer la situation.

L'Organisation mondiale de la santé décrit les maladies parodontales comme des atteintes des tissus qui entourent et soutiennent les dents, avec des signes possibles comme le saignement, le gonflement des gencives, la douleur, la mauvaise haleine ou la mobilité dentaire dans les formes avancées3. Ameli explique aussi que le détartrage permet de retirer la plaque dentaire et le tartre accumulés sur les dents, au-dessus des gencives et dans les espaces interdentaires1.

Sourire rapproché montrant la jonction entre dents et gencives

La zone entre la dent et la gencive est souvent celle où s'accumulent plaque et tartre.

Signes à signaler

Certains signes paraissent mineurs au départ. Ils sont pourtant utiles à mentionner, surtout s'ils se répètent depuis plusieurs semaines.

  • Saignements au brossage ou mauvaise haleine persistante.
  • Gencive qui se rétracte, dent qui bouge ou gêne à la mastication.
  • Douleurs localisées ou impression que la situation évolue.

Ces informations aident le praticien à comprendre l'évolution. Elles peuvent aussi orienter la discussion sur le brossage, le nettoyage interdentaire, le tabac, certains traitements ou des maladies qui influencent l'état des gencives. Un saignement occasionnel après un brossage trop appuyé n'a pas la même lecture qu'un saignement fréquent, présent depuis des semaines.

Suivi et habitudes

Le brossage, le nettoyage interdentaire, l'arrêt du tabac pour les fumeurs et les séances de contrôle font partie de la prévention. Ameli recommande notamment un brossage au moins deux fois par jour, avec un dentifrice fluoré adapté, et un nettoyage des espaces entre les dents lorsque cela est possible2. Le rythme du détartrage dépend ensuite du tartre, des gencives, de l'âge, des maladies associées, des traitements et de la capacité à nettoyer correctement certaines zones. Il n'existe donc pas une fréquence universelle valable pour tout le monde.

Instrument de détartrage placé près d'une dent sur un modèle pédagogique

Le détartrage professionnel complète l'hygiène quotidienne lorsque le tartre s'est installé.

Certaines personnes ont besoin d'un suivi rapproché, d'autres d'un contrôle plus espacé. Le praticien peut commencer par expliquer les zones à mieux brosser, conseiller des brossettes ou du fil dentaire, réaliser un détartrage, puis vérifier l'amélioration lors d'un rendez-vous suivant. Lorsque les poches parodontales sont plus marquées ou que des dents bougent, la prise en charge devient plus spécifique.

L'objectif est d'éviter de confondre saignement fréquent et sensibilité ponctuelle. Une gencive peut saigner parce que le brossage est insuffisant, parce que la plaque s'accumule, parce qu'une zone est difficile d'accès ou parce qu'un problème plus installé existe déjà. L'examen permet de faire le tri. Un saignement qui dure ou revient souvent mérite un rendez-vous. Attendre que la douleur soit forte peut parfois rendre la prise en charge plus lourde.